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HOMMAGE A HENRI EMMANUELLI, combattant des idéaux de la Gauche, de la République et de la France

Publié le par MGRC

Nous apprenons avec une profonde tristesse le décès d'Henri EMMANUELLI dans sa 71ème année suite à une longue maladie contre laquelle, fidèle à son image, il aura lutté jusqu'au bout de ses forces.

Homme de convictions farouchement chevillées au corps, militant du progrès social, compagnon du devoir d'une gauche ancrée dans les valeurs de la République, défenseur fervent d'une France souveraine et remplissant pleinement son rôle dans le concert des Nations et en Europe, il manquera cruellement à ses proches, ses amis sincères mais aussi à cette gauche qui a tant besoin aujourd'hui de retrouver le sens de son histoire et de ses combats qu'il aura si souvent mené avec sa verve et son franc parler.

Aujourd'hui est un nouveau jour de deuil. Salut et Fraternité l'ami, le camarade de combat pour un idéal de justice sociale et de démocratie.

Christophe JOSEPH

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TRAVERSEE DE SEINE - Le VAL D'YERRES VAL DE SEINE, un territoire en retard d'un projet cohérent.

Publié le par MGRC

Depuis le 1er janvier 2016 la Métropole du Grand Paris se met en place avec un plan de développement multiforme notamment dans les modalités de financement d'un fond d'investissement franchissement et des infrastructures lourdes de déplacements et de transports. La région Ile de France a de son coté lancé en septembre dernier l'élaboration d'un plan régional "anti-bouchon" et pour changer la route.

Lors de la séance du 9 mars, la mise en œuvre concrète a été présentée à l'assemblée régionale et intègre des dispositions financières importantes en termes d'études préalables et de travaux qui impacteront directement le flux de circulation sur  les communes du Val de Seine/Val d'Yerres au premier rang desquelles Vigneux-sur-Seine, Montgeron et Crosne.

Si l'on raisonne sur le bassin de vie global de notre territoire, il apparait très rapidement que les projets périphériques, d'intérêts départementaux, métropolitains, Régionaux, voir Nationaux auront des répercussions immédiates sur les conditions de circulation intramuros propre à nos villes dont chaque jour nous voyons le réseau secondaire devenir des voies de délestages et de contournements des points noirs de circulations matin et soir.

Le rapport N° CR 2017-54 comporte l'identification de deux séries de projets relatifs au réseau routier.

  • Le futur réseau routier d'intérêt régional : projet faisant l'objet d'un financement dans le cadre du plan régional "anti-bouchons".

En Essonne /

  • Itinéraire Est/Ouest. Déviation de Paray-Vieille-Poste. (36M€/50% région)
  • Etude de franchissement de la Seine entre Athis-Mons et Vigneux-sur-Seine. (8M€/50% région)
  • Itinéraire Est/Ouest. Autres aménagements des voies existantes (dont RD36 et contournement d'Orly).

En Val de Marne /

  • Accessibilité et desserte du pôle d'Orly (maillage est-ouest à créer) (15M€/50% région)
  • Etudes du franchissement de Seine au nord du Val de Marne. (2,2M€/50% région)

 

  • Futur réseau routier d'intérêt régional : autres projets

En Essonne / (Néant)

En Val de Marne /

  • Franchissement des voies ferrées et de la Seine entre Valenton et Choisy-le-Roi
  • RN19 Déviation de Boissy-Saint-Léger. Section sud et tranchée couverte.

En tout état de cause, il est grand temps d'organiser avec l'ensemble des habitants et usagers, une véritable dynamique de concertation citoyenne car le projet fléché d'une traversée de Seine entre Vigneux-sur-Seine et Athis-Mons n'a aucun sens si celui-ci ne s'inscrit pas dans une vision plus générale de desserte des deux rives à l'échelle des raccordements des nœuds routiers principaux que son d'une part la RN7/A6 et le pole d'Orly/Rungis et d'autre part, la RN6/A5/Francilienne et la RN19.

Ces différents points avaient déjà été mentionnés dans la lettre adressée, au Président de la Communauté d'Agglomération Val d'Yerres Val de Seine, par Christophe JOSEPH, élu MRC de Montgeron/CAVYVS, dans le cadre du dossier du Grand Paris des Bus et qui abordait l'urgence d'engager un vrai travail autour d'un projet de territoire partagé avec les habitants après trois années de perdues en guerres intestines de pouvoir au sein de l'exécutif territorial. 

A suivre...

Lien utile pour lire le rapport du CRIDF

https://www.iledefrance.fr/espace-media/applis_js/rapports_cp-cr/2017-03-09/rapportsPDF/CR2017-54.pdf

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Traversée de Seine Vigneux-sur-Seine/Athis-Mons déjà à la moitié du 19ème siècle.

Histoire : En 1860, un projet de pont fixe entre Ris et Villeneuve-Saint-Georges est établi par les ponts et chaussées pour remédier à l'insuffisance des moyens de communication entre les deux rives de la Seine dans la partie comprise entre Villeneuve et Juvisy. L'emplacement retenu par les ingénieurs Rousseau et Vallès se situe, sur la rive gauche, à proximité de la station du chemin de fer d'Athis, cet emplacement correspondant des deux côtés de la Seine avec des chemins empierrés ; la commission d'enquête créée par arrêté préfectoral du 10 mai 1861 entérine ce choix sous réserve d'une rectification de la pente du chemin reliant la gare au village d'Athis. Mais la souscription lancée par la mairie d'Athis-Mons auprès des propriétaires et industriels de la commune et de celles de l'autre rive recueille moins du dixième de la dépense évaluée à 250 000 F, tandis que les conseils municipaux et les habitants de Draveil et Juvisy, commune appelée à être une station de première importance pour le transbordement des marchandises et des voyageurs, protestent avec vigueur contre le choix d'Athis-Mons et de Vigneux. Le projet est abandonné en 1862 et un pont est construit trente ans plus tard (1892-1894) entre Juvisy et Draveil.

Source

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 19e siècle
Année de construction : 1861
Auteur(s) : Rousseau (ingénieur) ; Vallès (ingénieur)
Crédits : Ayrault, Philippe - © Inventaire général, ADAGP
 

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JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES - L'Egalité le combat de Marguerite THIBERT.

Publié le par MGRC

En cette journée internationale des droits des femmes il convient une nouvelle fois de rappeler en quoi cette journée créée en 1909 s'inscrit dans la lutte pour la reconnaissance de l'Egalité  des droits et la Liberté de jouissance des droits humains, civils et politiques.

Conformément à une déclaration du Parti Socialiste américain, la première Journée nationale de la femme a été célébrée sur l’ensemble du territoire des États-Unis, le 28 février. Les femmes ont continué à célébrer cette journée le dernier dimanche de février jusqu’en 1913.

1910 - L’Internationale socialiste réunie à Copenhague a instauré une Journée de la femme, de caractère international, pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et pour aider à obtenir le suffrage universel des femmes. La proposition a été approuvée à l’unanimité par la conférence qui comprenait plus de 100 femmes venant de 17 pays, dont les trois premières femmes élues au Parlement finlandais. Aucune date précise n’a été fixée pour cette célébration.

1911 - À la suite de la décision prise à Copenhague l’année précédente, la Journée internationale de la femme a été célébrée pour la première fois, le 19 mars, en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, où plus d’un million de femmes et d’hommes ont assisté à des rassemblements. Outre le droit de voter et d’exercer une fonction publique, elles exigeaient le droit au travail, à la formation professionnelle, et la cessation de la discrimination sur le lieu de travail.

Moins d’une semaine après, le 25 mars, le tragique incendie de l’atelier Triangle à New York a coûté la vie à plus de 140 ouvrières, pour la plupart des immigrantes italiennes et juives. Cet événement a eu une forte influence sur la législation du travail aux États-Unis, et l’on a évoqué les conditions de travail qui avaient amené cette catastrophe au cours des célébrations subséquentes de la Journée internationale de la femme.

1913-1914 - Dans le cadre du mouvement pacifiste qui fermentait à la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes russes ont célébré leur première Journée internationale de la femme le dernier dimanche de février 1913. Dans les autres pays d’Europe, le 8 mars ou à un ou deux jours de cette date, les femmes ont tenu des rassemblements soit pour protester contre la guerre, soit pour exprimer leur solidarité avec leurs soeurs.

1917 - Deux millions de soldats russes ayant été tués pendant la guerre, les femmes russes ont de nouveau choisi le dernier dimanche de février pour faire la grève pour obtenir " du pain et la paix ". Les dirigeants politiques se sont élevés contre la date choisie pour cette grève, mais les femmes ont passé outre. Le reste se trouve dans les livres d’histoire : quatre jours plus tard, le tsar a été obligé d’abdiquer et le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes. Ce dimanche historique tombait le 23 février dans le calendrier julien qui était alors en usage en Russie, mais le 8 mars dans le calendrier géorgien utilisé ailleurs.

Depuis ces années, la Journée internationale de la femme a pris une nouvelle dimension mondiale dans les pays développés comme dans les pays en développement. Le mouvement féministe en plein essor, qui avait été renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique. De plus en plus, la Journée internationale de la femme est le moment idéal pour réfléchir sur les progrès réalisés, demander des changements et célébrer les actes de courage et de détermination de femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire des droits des femmes.

Le rôle des Nations Unies

Rares sont les causes dont l’ONU assure la promotion qui aient suscité un appui plus intense et plus vaste que la campagne menée pour promouvoir et protéger l’égalité des droits des femmes. La Charte des Nations Unies, signée à San Francisco en 1945, était le premier instrument international à proclamer l’égalité des sexes en tant que droit fondamental de la personne humaine. Depuis, l’Organisation a aidé à créer un patrimoine historique de stratégies, normes, programmes et objectifs convenus au plan international pour améliorer la condition de la femme dans le monde entier.

Au fil des ans, l’action menée par l’ONU en faveur de la promotion de la femme a pris quatre orientations précises : promotion de mesures juridiques; mobilisation de l’opinion publique et de l’action internationale; formation et recherche, y compris compilation de statistiques ventilées par sexe; et assistance directe aux groupes désavantagés. Aujourd’hui, l’un des principes d’organisation centraux des travaux de l’ONU est qu’aucune solution durable aux problèmes sociaux, économiques et politiques les plus pressants de la société ne peut être trouvée sans la pleine participation, et la pleine autonomisation, des femmes du monde entier.

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Ce 8 mars 2017 est aussi l'occasion de mettre en avant l'action d'une des pionnières des combats pour la reconnaissance des droits des femmes notamment pour l'accès aux universités; à l'enseignement supérieur et au monde du travail : Marguerite THIBERT

Née le 31 janvier 1886 à Châlons-sur-Saône, Marguerite THIBERT est licenciée de philosophie et docteure es-lettres en 1926 en obtenant son doctorat avec sa thèse portant sur "le Féminisme dans le socialisme Français de 1830 à 1850." (publiée en 1926 aux éditions Giard à Paris). Elle fut membre de "l'association des femmes diplômées d'université" et nommée professeure au Collège Sévigné à Paris.

Mariée en 1912 avec un jeune architecte Georges THIBERT, celui-ci disparait en 1915 suite à une méningite tuberculeuse. Veuve, mère d'une petite fille, elle rejoint en 1926 le Bureau International du Travail à Genève. Elle devient alors experte en charge de la question du travail des femmes et des enfants.

( http://www.ilo.org/public/libdoc/ilo/1998/98B09_505_fren.pdf )

  • En 1928, elle rédige "la réglementation des migrations, droit international."
  • En 1931, elle élabore "la réglementation du travail féminin" avec notamment l'interdiction du travail de nuit.
  • En 1933, elle termine le rapport au BIT pour défendre le droit au travail des femmes contre les mesures d'interdiction alors applicables pour certains métiers.
  • En 1938, elle travaille sur "le statut légal des travailleuses".

Après la seconde guerre mondiale, sa carrière la conduit hors d'Europe.

  • En 1947, elle est promue chef de section au BIT de Montréal au Québec.
  • En 1966, elle est chargée d'une expertise sur le préapprentissage des filles en Algérie.

Dans le même temps, Marguerite THIBERT est membre de plusieurs organisations de défense de la cause des femmes nationales et internationales et une militante active pour le Droit des femmes et l'égalité des chances et des salaires dans le travail. Elle est à l'origine de l'interdiction du travail de nuit pour les femmes.

  • En 1965, Marguerite THIBERT, en compagnie de Colette Audry, Madeleine Guilbert, Gisèle Halimi, Andrée Michel, Evelyne Sullerot, participent au Mouvement démocratique féminin, sorte d'union de la gauche avant la lettre qui soutient la candidature de François Mitterrand aux présidentielles de 1965 et veut unir socialisme et féminisme.

Engagée, militante, intellectuelle, toute sa vie, Marguerite THIBERT l'aura consacrée à agir pour la reconnaissance des droits des femmes tant sur le plan national, qu'international. Elle meurt à l'âge de 96 ans le 14 novembre 1982. Depuis les années 1990, l'espace Simone de Beauvoir de Nantes (espace associatif de défense et de promotion des droits des femmes) organise un concours "Prix Marguerite THIBERT". Une émission lui était dédiée récemment sur France Inter dans le cadre de la marche de l'histoire à réécouter sur :

https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-15-fevrier-2017

 

 

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TRANSPORTS EN VAL D'YERRES VAL DE SEINE - Contribution sur le Grand Paris des Bus § Projet de territoire

Publié le par MGRC

Le 5 octobre dernier, la Présidente de la Région Ile de France lançait une concertation sur le Grand Paris des Bus qui n'aura durée qu'un petit mois et qui aurait pour objectif de viser à l'amélioration des l'offre transport à l'échelle de notre Région d'ici à 2020.

A défaut de permettre un débat avec l'ensemble des usagers, voir des représentants élus au sein des agglomérations, la Communauté du Val d'Yerres Val de Seine a toutefois envoyé une contribution qui élargissait la thématique en intégrant les projets structurants pour les 15 prochaines années sans pour autant que cela ne s'inscrive dans un projet de territoire dont l'élaboration est toujours en panne depuis maintenant plus d'une année.

Vous trouverez ci-dessous la contribution au débat envoyée par l'élu communautaire MRC de Montgeron qui rappelle l'urgence de mettre en cohérence le projet de territoire avec l'ensemble des perspectives ouvertes tant par la Métropole du Grand Paris que sur les projets d'infrastructures qui devront être prochainement débattus au sein du Conseil Départemental de l'Essonne, de la Région Ile de France, du Syndicat des Transports d'Ile de France et des futurs contrats de Plan avec l'Etat.

Une belle occasion de rappeler que la transparence et la démocratie participative doivent être au cœur de la définition du devenir de notre territoire de vie dans son environnement institutionnel. Ce doit être l'affaire de tous !

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"Christophe JOSEPH

Conseiller Municipal de Montgeron

Conseiller Communautaire Val d’Yerres Val de Seine

91230 Montgeron

 

Communauté d’Agglomération Val d’Yerres – Val de Seine

Monsieur le Président

78 Route Nationale - BP 103

91805 BRUNOY Cedex

 

Objet / Contribution Projet de territoire – Grand Paris des Bus

 

Monsieur le Président,

Le 16 septembre dernier la Présidente de la Région Ile de France a lancé une consultation régionale sur le Grand Paris des Bus. Celle-ci s’est déroulée sur une période très courte, d’un mois, du 5 octobre au 5 novembre 2016 et elle avait pour objectif annoncé de définir les priorités d’investissements et de développement de l’offre de bus, sur une durée de quatre ans (2017-2020).

Dans ce cadre très restreint de délai de contribution, notre agglomération a toutefois pu envoyer un mémoire de 7 pages qui a défaut d’avoir pu être débattu au sein de nos instances, a le mérite de poser quelques axes forts de consolidation du réseau bus.

A la lecture de ce document, je me permets de vous apporter quelques éléments de réflexion dont vous jugerez de l’opportunité à les intégrer dans la démarche initiée notamment en perspective de la délibération cadre, que le Conseil Départemental de l’Essonne doit prochainement prendre en séance.

  • Votre document retrace une fréquentation de 10 millions d’usagers annuels sur l’ensemble des lignes de transport bus sur notre agglomération ou sur sa périphérie d’usages. Il laisse apparaitre une augmentation substantielle de l’offre transport, notamment dans une logique de construction de boucles locales en heure creuse, permettant une meilleure accessibilité des polarités en services, équipements et commerces. Hormis la nécessité de mesurer l’impact réel de nuisances générées sur les riverains du fait de l’ampleur du trafic lié à cette augmentation de l’offre bus, il semblerait utile de mener de front les études de renforcement des autres modes de déplacements urbains dans l’élaboration d’un Plan de Déplacement Urbain Intercommunal (PDUI).

     

  • De la même manière s’il est louable d’assurer un meilleur maillage de desserte territoriale des quartiers, dont ceux bénéficiant des programmes de renouvellement urbain, il semble tout aussi important de garder une extrême vigilance sur les impacts de l’augmentation de l’offre de dessertes des zones de chalandises des grandes surfaces, qui pourraient avoir de lourdes conséquences sur les capacités de maintien, de soutien et de développement des activités commerciales et artisanales de proximité qui sont aussi une partie intégrante de la revitalisation de nos quartiers.

     

  • Afin d’affiner les usages des transports collectifs en période scolaire il pourrait être utile de disposer de l’étude d’impact sur les conséquences du désengagement depuis la rentrée 2015 du Conseil Départemental de l’Essonne au profit du STIF, sur l’organisation des transports scolaires et des conflits d’usage entre utilisateurs pouvant exister à certaines heures de la journée sur le réseau bus de droit commun.

     

  • Vous soulevez avec justesse dans les principaux axes de progrès la nécessité absolue d’engager une réflexion sur les aménagements de voirie nécessaires à l’amélioration des vitesses commerciales des bus à destination des zones de rabattement que constituent les gares de la ligne D du RER. Il est à noter l’inscription d’une volonté de « rééquilibrage des rabattements de la ville de Crosne vers la gare de Montgeron-Crosne », sans pour autant inscrire dans cette priorité la nécessaire qualification de « hub » transport de la commune de Montgeron, par l’aménagement d’une véritable gare routière interconnectée et sécurisante pour les usagers, d’une requalification de l’accessibilité et des modes de gestion des parkings Foch et enfin des incidences en terme de réseau de circulation et d’accessibilité en mode doux.

     

  • Dans le même état d’esprit, il me semble nécessaire de renforcer la mise en étude de différentes hypothèses de réserves foncières et/ou d’aménagements de voirie susceptibles de contribuer à l’anticipation des évolutions urbaines du Val d’Yerres Val de Seine et des projets adjacents. Ainsi dans le cadre d’un projet urbain rénové autour de la route nationale 6 (Réveil Matin, ZA Maurice Garin, ZA Val d’Ablon, ZA Montalbot) et d’une traversée de Seine à hauteur de Vigneux-sur-Seine, il peut sembler utile d’inscrire la relance d’une réflexion sur un Transports Collectifs en Site Propre (TCSP « route nationale »), sur une RN6 aménagée en boulevard urbain, reliant les villes de notre territoire avec Paris via Villeneuve Saint Georges avec ramifications, vers la D50 pour desservir Montgeron, la D448 à destination de Draveil et la D31 en interface de Montgeron et Draveil.

     

    Cette réflexion de TCSP mono ou bi-voirie peut s’inscrire dans une projection à plus long terme d’un projet d’équipement plus lourd de type Tramway ou tram-train (dans une hypothèse d’une des options de prolongation de la ligne 18 à inscrire dans la programmation d’études de la Société du Grand Paris) pouvant desservir l’ensemble du territoire de l’agglomération et qui pourrait utilement intégrer les futurs contrats de plan Etat Région, pour enfin désenclaver notre bassin majoritairement de résidence, et en faire un véritable bassin de vie connecté à son environnement. Ces études doivent se réaliser en parallèle de celles sollicitées pour les traversées de Seine Sud et Nord pour alléger le bouchon historique de Villeneuve Saint Georges

     

  • Par ailleurs, il conviendrait d’inscrire de manière plus affirmée les conditions de raccordement de notre réseau bus avec le Téléval, projet de téléphérique urbain reliant le plateau de Villeneuve Saint Georges (Bois Matar) à la ligne 8 du métro à la station Créteil-Pointe du Lac, dont l’enquête publique devrait être menée en 2018. La mise à l’étude d’une prolongation de ce téléphérique sur le plateau, pour desservir notre territoire, mériterait à moyen terme un intérêt certain en terme d’offre de transport que je vous propose d’inscrire dans nos réflexions sur le projet de territoire communautaire.

     

  • Concernant la volonté affichée d’une vision complète de la politique des mobilités, je corrobore la nécessité d’inscrire notre territoire dans la dynamique métropolitaine et francilienne de mise à l’étude des conditions de réalisation d’un pont multi-usages entre les communes de Vigneux-sur-Seine et Athis-Mons, toutefois celui-ci doit s’inscrire dans un projet plus vaste intégrant les interconnections de voiries de transit dense entre l’Est et l’Ouest, en particulier sur la gestion des flux en provenance de la RN19, de la N6/A5, de la N7/A6 et du bassin d’emplois en développement de la plateforme d’Orly et de Rungis.

     

    Ce schéma général doit donc intégrer, avant réalisation de ce pont, le financement des infrastructures routières lourdes de raccordement entre ces routes d’intérêt régional et métropolitain et pourrait utilement s’inscrire dans les différents appels à projet portés par l’ensemble des acteurs publics (Villes, Agglomérations, Etablissement public territorial, Départements, Métropole du Grand Paris, Région Ile de France, Etat, Europe) et les prochains contrats de Plan Etat Région. Sur ce point l’urgence d’agir est immédiate au regard de l’augmentation du trafic routier de délestage déjà subit sur les voiries communales, qui ne peut que se dégrader si se confirmait les projections des études menées par le Conseil Départemental de l’Essonne faisant apparaitre une perspective de +7% de la circulation des véhicules d’ici à 2025 sur notre bassin de vie.

Pour conclure cette note rapide, il me semble important de relancer dans les meilleurs délais les travaux préparatoires à la définition d’un véritable projet de territoire global pour notre agglomération. Ce projet de territoire ne peut se concevoir sans une participation active de nos concitoyens, afin qu’ils puissent s’en approprier et en partager les enjeux à moyen et long termes. Au titre des transports bus, plus spécifiquement, vous rappelez que la participation financière de notre agglomération est de 1,7M€/an et mérite un audit approfondi sur le rapport offre de service et coût qui reste défavorable pour l’ensemble des contribuables communautaires. Je reste bien évidemment à votre disposition pour œuvrer, avec l’ensemble de nos collègues, à la mise en place de ce vaste chantier mobilisateur, pour garantir le bien vivre ensemble sur notre territoire commun au présent et au futur.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée et de mon dévouement au bien commun pour tous nos concitoyens.

Le 2 mars 2017

Christophe JOSEPH"

Site à consulter pour retrouver la contribution de la CAVYVS : http://region.grand-paris-des-bus.fr/documentation/

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"LA FABRIQUE A NEUF" A DECOUVRIR !

Publié le par MGRC

Venez découvrir La Fabrique à neuf ressourcerie et boutique solidaire à Montgeron !

Des centaines de produits et des conseils éco-solidaires pour tous, un accueil toujours agréable .

Ci-joint un article publié par leur site:

 

"LA FABRIQUE A NEUF" A DECOUVRIR !

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PRIX ART'IFICE 2016 C'EST A MONTGERON !

Publié le par MGRC

PRIX ART'IFICE 2016 C'EST A MONTGERON !

Venez découvrir les oeuvres de nos artistes, au Centre Jean Hardouin du 24 fevrier au 10 mars.

Des rêves, des voyages et la magie des couleurs....Vous pourrez même y faire un voeu !

Félicitations à Sophie Dubromel-Rippe et Raphael Rippe ainsi qu'à Laurence Hochin.

Publié dans Culture

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LA FORCE DU VIVRE ENSEMBLE DANS NOS DIFFERENCES AU SEIN DE LA REPUBLIQUE

Publié le par MGRC

Merci à Claude Daulon et son épouse pour leur soutien au Relais Soleil. Chacun(e) d'entre nous peut ainsi soutenir notre riche tissu associatif qui agit quotidiennement au service de tous.

LA FORCE DU VIVRE ENSEMBLE DANS NOS DIFFERENCES AU SEIN DE LA REPUBLIQUE

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FORET DE SENART - Intervention pour surseoir au décret permettant l'exploitation de gisements mineraux !

Publié le par MGRC

Le ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et des forets a ouvert une consultation du 30 janvier au 20 février 2017 concernant le projet de décret en Conseil d'Etat relatif au régime spécial applicable dans les forets de protection et notamment la forêt de Sénart. Alerté par nos concitoyens du Val d'Yerres et du Val de Seine ainsi que par les associations de défense de l'environnement, les élus MRC/GRC par l'intermédiaire de leur conseiller à la CAVYVS ont saisi le ministre de l'agriculture pour qu'un sursis à statué soit pris et qu'une démarche de concertation plus conséquente soit menée. Nous restons, à cette heure, en attente d'une prise de position dans cette consultation de la Vice-Présidente déléguée à l'environnement de l'agglomération par ailleurs Maire de Montgeron !

Pour donner votre avis et vos observations vous avez jusqu'au 20 février sur l'adresse courriel suivante : consultations.foretdeprotection.dgpe@agriculture.gouv.fr

Pour plus d'information :

http://agriculture.gouv.fr/consultation-du-public-sur-un-projet-de-decret-en-conseil-detat-relatif-au-regime-special-applicable

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000556214

 

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"Objet : Observations sur projet de décret en Conseil d'Etat relatif au régime spécial applicable dans les forets de protection.

Monsieur le Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt ,

Vous avez lancé en date du 30 janvier 2017 une consultation public sur un projet de décret en Conseil d'Etat relatif au régime spécial applicable dans des forêts de protection.

L'application de ce régime spécial concernerait directement la forêt de Sénart, d'une superficie de 3 410 hectares dont 97,5% sur le département de l'Essonne.

Pour mémoire la forêt de Sénart est depuis le décret du 15 décembre 1995 classée comme forêt de protection, décret de classement pour lequel votre collègue du gouvernement, Thierry MANDON, a beaucoup œuvré.

Ce décret prévoit d'une part la possibilité d'ouvrir par autorisation préfectorale des campagnes de fouilles et sondages archéologiques sous condition de remise en état et de respect du site forestier, ce qui ne pose à priori aucun problème en terme de protection de la foret et n'entraine en l'espèce aucune autre forme d'exploitation que celle liée à la valorisation patrimoniale et historique du site.

D'autre part l'établissement de ce projet de décret ouvre aussi la possibilité de recherche ou d'exploitation souterraine de ressources minérales d'intérêt national ou régional dans les forets de protection, sans délimitation des types de recherche ni détail des types d'exploitation qui pourraient en découler. Cette partie du décret bien trop général peut donc faire l'objet d'une interprétation très libérale de l'autorité publique décisionnaire, en l'espèce le Préfet, et de fait fragilise les protections acquises notamment au regard des réglementations environnementales en vigueur.

En conséquence, je vous demande, Monsieur le Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, de bien vouloir surseoir à la transmission au Conseil d'Etat de ce projet de décret afin d'ouvrir une démarche de dialogue avec l'ensemble des partenaires publics et associatifs du territoire concerné par la Foret de Sénart.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma haute considération Républicaine et Citoyenne

Christophe JOSEPH

Conseiller Municipal (MRC/GRC) de Montgeron

Conseiller Communautaire (Agglomération Val d 'Yerres Val de Seine)

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Extrait ARTICLE D'ESSONNE INFO SUR LA CAVYVS - CONSEIL DU 3 FEVRIER.

Publié le par MGRC

"Ont-ils vraiment enterré la hache de guerre à la CAVYVS ?

Nicolas Dupont-Aignan a fait voter le budget de la CAVYVS (JL/EI)
Nicolas Dupont-Aignan a fait voter le budget de la CAVYVS (JL/EI)

Ce vendredi 3 février, les élus de la communauté d’agglomération du Val d’Yerres Val de Seine (CAVYVS) se retrouvaient pour entériner le protocole financier qui fait défaut à cette intercommunalité depuis plus d’un an. Ce pacte étant désormais approuvé il reste maintenant à savoir si la réconciliation des élus des deux territoires s’inscrira dans le marbre.

« On est condamné à vivre ensemble. Je ne me sens pas en capacité de rentrer chez moi sans que nous ayons pris cette décision ». Cette phrase prononcée le 12 décembre dernier par le député-maire de Boussy-Saint-Antoine, Romain Colas, résume à elle seule toute une année de débats au sein de la communauté d’agglomération du Val d’Yerres Val de Seine (CAVYVS). 

(.../...)

Entre politique de la chaise vide, interruption de séance et mots d’oiseau, soyez les bienvenus dans la série « La CAVYVS ».

(.../...)

Le pacte enfin signé, mais à quel prix ?

(.../...)

Initialement placé en cinquième position à l’ordre du jour, le fameux protocole financier est finalement étudié en premier. « C’est un point si important qu’il est plutôt logique de le traiter en premier », affirme ainsi Nicolas Dupont-Aignan avant deconfirmer que celui-ci a été signé « par tous les maires ». Voilà une saison qui démarre sur les chapeaux de roue ! « Il s’agit d’un pacte financier, mais aussi, et surtout d’un pacte moral entre les neuf communes de l’agglo », s’est d’ailleurs réjouit NDA en propos introductif. « La hache de guerre est enterrée désormais ». Quelques instants plus tard, c’est au tour de Georges Tron d’entrer en scène. « Il s’agit d’un document âprement négocié, et comment aurait-il pu l’être autrement, commente le maire de Draveil qui a signé le protocole le 13 janvier, après les élus de Montgeron. Nous considérons qu’un effort a été fait de chaque côté. Ce pacte ne correspond pas totalement à ce que voulait la CAVY, idem pour la CASVS. C’est un pacte moral juridique qui doit être respecté ».

Du côté de l’opposition de gauche, on critique la façon de faire. « Dommage que le conseil ait été un lieu de négociation », râle André Canas, membre de l’opposition sur Brunoy. Pour son homologue de Montgeron Christophe Joseph (MRC), ce protocole d’accord « aurait pu depuis longtemps être élaboré et négocié si tant est que les exécutifs respectifs de nos ex-agglomérations n’en aient pas fait au début une posture de combat anti-gouvernemental à d’autres fins que la réussite à des élections intermédiaires, puis un outil de règlement de compte entre amis de 30 ans. Parfois il faut savoir retrouver le sens de l’intérêt général qui doit l’emporter sur les postures et ambitions individuelles », ponctue celui-ci avant d’apostropher les élus de la majorité sur la question des indemnités perçues. « Un an d’indemnités versées indûment sans exercice effectif des fonctions et délégations et donc sans validation d’un service fait. Je demande ainsi aux élus des communes de Montgeron, Draveil et Vigneux, un engagement de reversement de leurs indemnités versées tout au long de l’année 2016 ». Ce à quoi Georges Tron répond : « Non ! On s’est battu pendant des dizaines d’heures en dehors des conseils communautaires pour élaborer ce protocole. J’assume totalement », conclut ce dernier.

Le budget voté, mais pas à l’unanimité

Le protocole financier est finalement adopté par la majorité. Un protocole qui solde la question de l’endettement, de la fiscalité et des investissements de la nouvelle entité et qui prévoit notamment en termes de fiscalité ménage une attribution de compensation aux ex-villes de la CASVS. Sur la fiscalité économique, un alignement sur le taux minimum maximal et un lissage sur dix ans ont été actés avec pour les trois communes (Montegron, Draveil, Vigneux) une nouvelle compensation de versée. (.../...)

Le taux d'absentéisme était moins élevé que d'habitude (JL/EI)

Le taux d’absentéisme était moins élevé que d’habitude (JL/EI)

Et c’est ainsi que les élus en sont arrivés sur le vote du budget. « Un vote qui se fait sans rapport d’orientation budgétaire », fait alors remarquer l’opposition. « Vous savez bien que dans le contexte de l’année dernière, il était difficile de le caser », indique le président de la CAVYVS. Mais sur ce point, il n’y pas que l’opposition qui émet des critiques. Le maire de Draveil plante les premières banderilles. « Sur le plan du fonctionnement, je suis dubitatif, mais je peux l’admettre. Alors que sur l’investissement, je suis en profond désaccord », assène Georges Tron. (.../...)

 Bien que perplexes, les élus de Montgeron approuveront ce budget « pour que l’agglo avance », confient ces derniers. Les élus de Draveil, Georges Tron à leur tête, s’abstiendront sur la partie consacrée aux investissements. (.../...)

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MONTGERON / COMPTE-RENDU INTERVENTIONS DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE CAVYVS Février 2017

Publié le par MGRC

Compte-rendu succinct des interventions de Christophe JOSEPH élu MRC/GRC de MONTGERON au Conseil Communautaire CAVYVS 3 février 2017

1 – Budget 2017 Vote contre

Une nouvelle fois nous voici devant un budget d’attente sans véritable dynamique de soutien aux politiques territoriales qui il est vrai, faute d’avoir pu être débattues depuis 1 an, restent végétatives. Une absence d’ambition stratégique qui se reflète dans la gestion au fil de l’eau de l’agglomération et de ses équipements et services consolidés. Quels moyens allouer aux études préalables à un Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) commun, support d’un futur Plan Local de l’Habitat (PLH) communautaire et, à compter de 2021, d’un Plan Local de l’Urbanisme Intercommunal (PLUI) instrument du développement urbain et environnemental ? Quid du lancement d’une étude consolidée sur un Plan de Déplacement Urbain Intercommunal (PDUI), ou sont les crédits d’anticipation sur les conséquences des mutations en cours à nos portes (traversées de seine, aménagements de transports à court et long terme, Métropoles) ? Autre constat le développement économique et l’emploi sont les grands absents des lignes de crédits ainsi que le maillage des trames vertes et environnementales. Oserai-je vous demander si cette année vous avez réinscrits les crédits d’acquisition du Moulin de Senlis afin d’affirmer l’intérêt communautaire du devenir de ce patrimoine de la vallée de l’Yerres ? Bref un manque évident de vision prospective pour l’intérêt général et aucun Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI) au profit d’une répartition à minima de la galette fiscale supplémentaire prélevée sur nos concitoyens.

Il y a dans votre budget comme un parfum de Balzac, de Feydeau, bref d’une pièce de théâtre en un acte, tableau de cette bourgeoisie du 19eme siècle si bien décrite dans la comédie humaine de Balzac. Alors mes chers collègues quitte à vous suivre sur cette vision surannée de la gestion pour notre territoire et nos concitoyens permettez moi en conclusion à vous inviter avec Victor Hugo à rechercher « Le bonheur raisonnable qui est parfois caché dans l’inconnu » en vous tournant vers l’avenir et dotant notre agglomération d’un vrai budget capable de répondre à ces enjeux du 21ème siècle.

Budget adopté sans les élus majoritaire de Draveil qui ont choisi l'abstention.

2 – Vote des taux (TH, TFB, TFNB, CFE) – Vote Contre

Après les hausses des impôts sur les ménages supportées par nos concitoyens et entreprises notamment les +30% du conseil départemental que la moitié des conseillers généraux membres de notre conseil communautaire de ce soir ont refusé de cautionner l’an dernier mais qui pour la plupart cette année ont contribué à la maintenir à ce niveau sans broncher en votant le budget 2017 du Conseil Départemental, notamment sa partie recette.

Après sur Montgeron les +12% subies de plein fouet par nos concitoyens, notamment les personnes âgées ou fragiles et classes moyennes sur la base d’un mensonge éhontée, voici venu la triple peine fiscale Durovray avec le vote de ces taux de notre agglomération.

Le recours à l’impôt n’est pas en soit condamnable mais faut il encore que son emploi soit lisible et partagé avec les citoyens et contribuables. Un impôt juste pour une société juste, telle est l'ambition que nous pourrions avoir collectivement.

Si la fiscalité ne peut avoir réponse à tout, il n'en demeure pas moins qu'elle traduit des choix politiques de première importance en matière de répartition des richesses ou de financement de l'action publique. Or, depuis maintenant plus d'un quart de siècle, nous assistons à une véritable contre-révolution fiscale au profit des plus riches et des entreprises, en particulier les plus grandes, et des revenus du capital. Dans un contexte européen et international marqué par une concurrence fiscale et sociale et par la multiplication des politiques d'austérité sur fond de dramatisation de la question de la dette publique. La Fondation Copernic montre en quoi révolutionner l'impôt est souhaitable et bénéfique.

Réhabiliter l'impôt doit être une préoccupation constante: moyen de financement des services publics, outil de correction des inégalités et, surtout, permettant le "vivre ensemble", l'impôt doit retrouver un sens citoyen. C'est là un enjeu majeur pour une véritable politique de transformation sociale dont nous sommes à notre modeste niveau des acteurs de proximité.

En conscience ce soir les critères que je viens de définir ci-dessus ne sont bien évidemment pas réunis et il ne s’agira une nouvelle fois que d’un énième hold-up fiscal, certes discret mais néanmoins réel, qui verra ainsi pour les Montgeronnais, par exemple, le taux de la taxe d’habitation augmentée et celle du Foncier Bâti doublée. Défaut de projets réellement communs et de perspectives communautaires et augmentation de la pression fiscale sur les ménages et entreprises des ex-communes du Val de Seine sans réalisation concrète d’une baisse contigüe de la fiscalité communale, tel est le scenario qui me semble aujourd’hui écrit et qui m’amène à voter contre le vote de ces taux.

3 – Vote des taux enlèvement des ordures ménagères. Vote contre

Premier constat sur cette délibération importante car elle doit financer à l’équilibre une prestation de service qui tant pour la salubrité publique que pour la préservation environnementale est au cœur des enjeux de développement durable de notre territoire. Sur l’ex-Val de Seine et notamment à Montgeron le rapport qualité/prix est loin d’être au rendez-vous et au regard des conditions initiales de passation du marché de collecte je conçois fort bien qu’il vous soit difficile, monsieur le Président, d’envisager une renégociation garantissant à la fois une bonne réponse aux besoins et attentes de nos administrés avec d’autre part une transparence complète sur les conditions de déroulement de ce marché initialement signé par l’ex-président de la CASVS en décembre 2015. C’est pour cela qu’une nouvelle fois je vous demande instamment monsieur le Président de voir les conditions de relance dans les meilleurs délais d’une remise en concurrence digne des enjeux financiers et opérationnels sur ce dossier sensible.

Second constat sur les chiffres maintenant. Si je pousse plus avant l’analyse je constate que le CA 2016 devrait faire apparaitre pour Montgeron un excédent budgétaire entre fiscalité prélevé et cout net de prestation. De la même manière il me serait agréable d’avoir quelques explications sur les motivations de la baisse du taux plein (-0,08%) et la baisse du taux réduit (-2,44%) et de me préciser quels sont les usagers ou secteurs concernés par l’application différenciée des taux.

Concernant le cout de traitement du SIREDOM à hauteur de 4 100 000€, il me serait agréable de connaitre la distinction entre le cout brut et le cout net après retrait de la part de recette issue de la valorisation de la collecte sélective. En tout état de cause il convient de renforcer les initiatives d’économie solidaire et de ressourceries du type de la fabrique à neuf implantée à Montgeron et dont la belle réussite dans un lieu maintenant identifie par de nombreux de nos administres et essonniens mérite soutien dans son plan de confortement et de développement.

4 – Fixation des indemnités versée aux conseillers communautaires – Vote Contre

Je trouve singulier que cette délibération soit ce soir présentée à notre assemblée alors même que nos concitoyens s’interrogent légitimement sur l’adéquation entre indemnisation légitime pour le travail fourni par leurs élus et réalité de ce travail pour l’intérêt général. Mais il est vrai que depuis un an nous vivons notre propre « Penelopegates » avec des Vice- Présidents percevant des indemnités indument sans exercice effective des fonctions et délégations et donc sans validation d’un service fait, ce qui pour le coup est loin du pacte moral avec nos concitoyens. Je demande ainsi à nos amis élus des communes de Montgeron, Draveil et Vigneux-sur-Seine un engagement de reversement à l’euro l’euro des indemnités versées tout au long de l’année 2016, il s’agit la d’une exigence morale et d’honneur.

Je voterai contre cette délibération et m’engage comme pour l’indemnité municipale que je perçois à la mettre en totalité au service des actions d’information de nos concitoyens et de reversements en soutien aux actions associatives

Christophe JOSEPH seul élu à avoir voté contre.

Tous les autres élus droite et gauche ont voté pour !

 

5 – Protocole financier – Abstention

Un levier fiscal imposé par les conditions légales de la fusion forcée de nos agglomérations et cela est un fait incontestable. Un protocole d’accord qui aurait pu depuis longtemps être élaboré et négocié si tant est que les exécutifs respectifs de nos ex-agglomérations n’en aient pas fait au début une posture de combat anti-gouvernemental à d’autres fins que la réussite à des élections intermédiaires, puis un outil de règlement de compte entre amis de 30 ans. Parfois il faut savoir retrouver le sens de l’intérêt général qui doit l’emporter sur les postures et ambitions individuelles.

Si l’on regarde maintenant les chiffres en détail, et je vous prie de m’en excuser par avance je vais prendre le cas de la ville de Montgeron pour étayer mon propos, ce sera donc bien pour les ménages Montgeronnais une fiscalité supplémentaire prélevée par l’agglomération de + 2 734 605€ sur 10 ans qui sera reversée par une attribution de compensation à la ville. De la même manière pour les entreprises, artisans et commerçants le montant prélevé en plus et reversé à la ville en compensation sur les 10 ans sera de 961 537€. Le total des deux faisant 3 696 142€ d’impôts supplémentaires ponctionnés sur les contribuables afin de réabonder les budgets communaux des villes de l’ex-CASVS. Gageons que dans cette ville comme pour les 2 autres cette manne financière sera la bienvenue pour la recherche de l’équilibre des budgets communaux parfois mise à mal par une gestion quelques peu contestable, enfin je ne m’exprime la que pour la ville cité en étude de cas, Montgeron ! Ces villes décideront t’elles de répercuter à la baisse leur propre taux de fiscalité pour alléger nos concitoyens de ce fardeau fiscal supplémentaire ? Le mois à venir sera éclairant sur ce point avec le vote des taux communaux.

Sur la partie Investissements, l’engagement d’un programme pluriannuel d’un montant de 50 millions d’euros en faveur d’un rééquilibrage territorial des projets et équipements sur les communes effectivement déficitaires sur ce point de l’ex Val de Seine et cela par choix des politiques menées antérieurement est conforme à l’idée que je formule depuis maintenant 3 ans et je ne peux que me satisfaire qu’une page de cette histoire commune se tourne pour qu’enfin les moyens soient donner à une démarche volontariste de projets. Faut il encore que ceux-ci soient à la hauteur des ambitions urbaines, sociales, économiques et concurrentielles auxquelles notre territoire commun est confronté notamment autour des enjeux de transport, de développement économique, d’emplois et d’habitat autour de la N6 et des bords de Seine. J’ai bien noté que la réhabilitation du conservatoire mais aussi le financement des autorisations de programme dans le cadre du programme NPNRU de l’Oly étaient bien inscrits dans le plan pluriannuel d’investissements et des autorisations de programme et crédits de paiements. Reste à ce jour comme le confirme le texte à clairement en déterminer le contour mais aussi au delà les conditions de mise en œuvre notamment en ce qui concerne la politique du peuplement et de relogement sur Montgeron mais aussi à l’échelle d’un véritable PLHI garant des solidarités urbaines et sociales de notre agglomération.

Les conditions d’un vote d’adhésion sur la simple base de ces quelques déclarations de principe non travaillées dans les faits et aujourd’hui encore flou, voir positionnée comme autant d’Objets Véritablement Non Identifiés (OVNI) m’amène à m’abstenir en attente de voir si les promesses deviendront réalités dans les quelques mois à venir. Je prends date !

6/7 – Fonds de concours et attributions compensatrices – En conformité avec les interventions précédentes – abstention

19/20 - Tarifications et abonnements des salles des spectacles communautaires et location de salle – DSP SOTHEVY. Abstention

Monsieur le Président, lors d’un conseil communautaire précédent vous aviez pris l’engagement en séance d’engager un audit complet de cette délégation de service public notamment dans la perspective de la remise en concurrence de celle-ci prochainement. Par ailleurs dans le cadre de cet audit et afin de permettre l’accès à la culture de tous nos concitoyens vous aviez acté le principe d’une étude sur la mise en place d’un prix d’entrée selon les ressources de chacun et sur la base du taux d’effort. En attente de ces deux éléments d’aide à la décision je m’abstiendrai sur ces deux délibérations.

22 – Tarification des conservatoires - Contre

Monsieur le Président je suis fort étonné au regard des difficultés rencontrées pour boucler les fins de mois par bon nombre de nos concitoyens que vous puissiez de manière fort légère laisser apparaitre qu’une augmentation d’un peu plus de 5% des tarifs sur les conservatoires de l’ex-CASVS et donc de Montgeron puisse être un acte léger. En moins de 3 ans les Montgeronnais, Draveillois et Vigneusiens auront ainsi à marche forcée vu les tarifs portés au niveau plus élevé pratiqué sur votre ex-agglomération du Val d’Yerres. Une telle démarche aura pour conséquence pour de nombreuses familles utilisatrices ou futures utilisatrices de faire des choix financier entre reste à vivre et accès aux pratiques culturelles.

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