Le Foyer Adoma, mérite des actions concrètes du Conseil Départemental

Publié le par MGRC

Le stationnement payant dans les parcs HLM et foyers très sociaux, un casse tête récurent qui mérite un encadrement législatif et une contrainte d'affectation par appartement, comme cela est l'obligation pour les opérateurs privés immobiliers.
Une nouvelle fois sur ce dossier, la démagogie populiste du 1er adjoint de Montgeron l'emporte sur le traitement de fond du dossier.

La problématique de ce foyer Adoma est une réalité, qui mériterait de la part du Président du Conseil Departemental, de proposer avec ses services sociaux une convention renforcée d'accompagnement et de suivi en partenariat avec le gestionnaire du site.
En un mot, moins de communication, plus d'actes concrets monsieur Durovray !

Montgeron, ce mercredi. Le foyer Adoma a décidé de rendre payant son parking pour en finir avec les incivilités. Le président du département (LR) dénonce, lui, la gestion du bailleur. « Cette résidence n’est pas tenue », estime François Durovray. (LP/F.M.)
Montgeron, ce mercredi. Le foyer Adoma a décidé de rendre payant son parking pour en finir avec les incivilités. Le président du département (LR) dénonce, lui, la gestion du bailleur. « Cette résidence n’est pas tenue », estime François Durovray. (LP/F.M.)

A Montgeron, le foyer très social fait payer le parking

Le stationnement payant dans les parcs HLM et foyers très sociaux, un casse tête récurent qui mérite un encadrement législatif et une contrainte d'affectation par appartement, cela est une obligation pour les opérateurs privés immobiliers.
Une nouvelle fois sur ce dossier, la démagogie populiste du 1er adjoint de Montgeron, l'emporte sur le traitement de fond du dossier.

La problématique de ce foyer Adoma est une réalité qui mériterait de la part du Président du Conseil Departemental de proposer avec ses services sociaux une convention renforcée d'accompagnement et de suivi en partenariat avec le gestionnaire du site.
En un mot, moins de communication, plus d'actes concrets monsieur Durovray !

Quelques vieux hommes sont assis à proximité pour fumer une cigarette. A part eux, le parking est désert. Bientôt, les résidents du foyer Adoma de Montgeron qui souhaitent l’utiliser devront débourser 14,10 € par mois pour garer leur voiture. Le bailleur de ce foyer très social de plus de 300 chambres a décidé de rendre payant un service jusque-là gratuit.

Des stop-car viennent d’être installés sur les 49 places disponibles afin d’empêcher les véhicules de se garer.

Une mesure que ne digère pas le premier adjoint de Montgeron et patron (LR) du département, François Durovray. « Adoma est censé faire du social, pas mettre un coup de massue financier sur ses résidents précaires. Ses chambres sont déjà extrêmement chères (il faut compter 309 € par mois pour 7,5 m2, NDLR), estime l’élu. Je demande à Adoma de revenir à la gratuité. »

Objectif : « limiter les incivilités »

Pourtant, les résidents eux-mêmes sont partagés. Arrivé de Bamako, au Mali, il y a plus de 20 ans, Sibide estime lui aussi que le prix va décourager ses amis conducteurs, qui iront se garer dehors, dans la rue… sans place. « 15 €, personne ici ne peut les payer ». Mais Mohamed n’est pas d’accord. Ce Tunisien octogénaire voit d’un bon œil la restriction du parking. « Il fallait voir avant : les gens se garaient n’importe où, n’importe comment, faisaient leur vidange, laissaient de la ferraille… C’était dégoûtant ! »

Limiter les incivilités, c’est l’argument que développe le secrétaire général d’Adoma. « C’était un lieu de squat avec des voitures ventouses, détériorées. On ne fait pas de business avec ce parking, mais j’estime que les personnes respectent plus les biens pour lesquels elles paient », explique Hugues Ducol.

« Si seulement le reste aussi pouvait devenir propre… », reprend Mohamed montrant les nombreuses poubelles et mégots jonchant le sol. « Il s’agit d’une résidence non tenue, insiste François Durovray. Il y a des problèmes de propreté, de bagarre, de prostitution. Il faut que le bailleur mette fin à tout cela », prévient le président du département.

« Je ne minimise ni ne normalise les problèmes qu’il peut exister dans nos foyers. Adoma est le premier opérateur du logement très social. Cela veut dire que nous composons avec toutes les précarités, sociales, psychiatriques, liées au déracinement. Nous essayons de régler tous les problèmes. Si la ville veut nous aider, c’est avec plaisir… », réplique Hugues Ducol.

Florence Méréo

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