AUMA (Les ateliers urbains de Montgeron et de l'Agglomération)

Publié le par MGRC

AUMA (Les ateliers urbains de Montgeron et de l'Agglomération)

Les ateliers Urbains de Montgeron et de l'Agglomération (AUMA). Gauche Républicaine et Citoyenne (GRC)...suite

Ateliers Urbains de Montgeron et de l’Agglomération (AUMA)
Programme Local de l'Habitat - Communauté d'agglomération Sénart Val de Seine. (Février 2011) et PLU.

Fiche 2 - L'état des lieux réel du patrimoine bâti et de la sociologie des habitants - Entre fantasmes et réalités.

Le parc résidentiel de l'agglomération et de Montgeron, résulte d'une urbanisation récente et rapide a vocation familiale. 54% du parc de logements de la CASVS à été édifie entre 1949 et 1974 afin de répondre aux besoins d'une population essentiellement familiale au moyen de deux produits :
- la maison individuelle de statut privé et édifiée à partir du lotissement de grandes propriétés foncières et,
- l'appartement en immeuble collectif, social ou non, construits massivement dans les années 60.

Ainsi sur Montgeron, le tissu urbain est constitué à quasi-parité entre tissu pavillonnaire (50,8%) et, logements collectifs (49,2%) dont 52,72% de privé.

La part des logements collectifs sociaux représentaient en 2000, 1 951 logements soit 23,25%du parc global sur la ville en 2000. Le nombre de logements sociaux en 2013 était 2 146 mais ne représentait plus que 21,56% du parc global, avec même une perte de 15 logements sociaux entre 2012 et 2013.

Ces éléments d'information contredisent les affirmations affichées par certains, lors des dernières élections municipales de 2014, qui allaient même jusqu'à menacer notre ville d'une dérive urbaine, similaire à Grigny (opération d'intérêt national pourtant réalisée sous la droite dans les années 70).

La composante familiale des logements dans l'ensemble des typologies résidentielles est très prégnante sur Montgeron, et ce malgré une demande croissante en faveur de petites surfaces habitables, notamment en faveur des jeunes entrants dans la vie active.

Ainsi 54,9% des logements sont constitués de logements 3/4 pièces (80% dans le parc social) et 28% correspondent à des 5 pièces et plus (8% dans le parc social). Les appartements de type 1/2 pièces représentent la portion congrue avec 17,1% soit 1 466 logements dont environ 235 dans le parc social.

Si l'on compare avec les chiffres des besoins potentiels entre 1990/2012, on constate le besoin criant de rééquilibrer l'offre locative et/ou d'accession vers des petites surfaces sur le territoire de Montgeron.

En effet le nombre de ménages de 1 personne aura explosé avec +45% en 20 ans et celui des ménages constitués de 2 personnes sera resté stable avec un pic en 1999 à 2 773 unités comptabilisées. En 2012 ce sont 5 139 ménages de tous âges qui sont potentiellement concernés.

Lorsque l'on étudie l'état matrimonial en 2012 de la population de Montgeron, il apparaît que celle-ci se répertorie de la manière suivante :
6,6% Veuf ou veuve
6,8% Divorcé
38,5% Célibataire
Et 48,1% Marié/PACS.

Le nombre de famille monoparentale passe pour sa part de 9,7% à 10,1% en 5 ans (entre de 2007/2012) avec une évaluation à 931 foyers en 2012. Phénomène en extension et en corrélation avec le nombre de divorces qui sera passé de 28,33% en 1990 à 43,02% en 2013 en France (chiffre notamment supérieur dans la région Ile de France).

De même, la base de données socioprofessionnelles du territoire permet de définir la réalité des besoins en terme de relation entre sociologie et capacité de mixité sociale du territoire dans l'accession à la propriété ou politique d'offre locative (base 2012) :
Retraité : 26,2%
Ouvriers/Employées : 25,7%
Professions intermédiaires : 15,9%
Cadres supérieures et professions intellectuelles : 14,4%
Artisans/Commerçants/Chef d'entreprises : 2,4%
Agriculteurs : 0,1%

Le moins que l'on puisse dire est que le concept annoncé de "ville à la campagne" lors du lancement de la révision du PLU en juin 2014 ne s'appuie, pour le moins, sur aucune réalité sociologique avérée, et que notre commune implantée dans la frange urbanisée de l'Essonne aux portes de Paris Métropoles, devrait plus s'impliquer dans la réalité des besoins de sa population que sur "un idéal" fantasme d'un village de campagne.

Ce concept politique, de la majorité municipale cache mal, un vrai projet politique progressif d'exclusion sociale du plus grand nombre de nos concitoyens, propriétaires ou locataires, sur la base d'une pression foncière, fiscale et tarifaire amplifiée et d'une raréfaction des offres correspondant pourtant aux besoins identifies, faisant ainsi le jeu des opérateurs immobiliers privés en favorisant l'inflation des prix à l'acquisition ou à la location.

(À suivre la fiche 3 - Montgeron pour tous ou qu'elles sont les réalités économiques et financières du territoire et de ses habitants

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