Lutter contre l'Habitat indigne et insalubre de notre ville

Publié le par MGRC

Lutter contre l'Habitat indigne et insalubre de notre ville

Lutter contre l'habitat indigne et insalubre dans le centre ancien de Montgeron : Anticiper les prochains appels à projet de l'Etat pour agir.

Gérer c'est anticiper pour mobiliser les moyens d'agir sur son territoire.

Chacun peut, en se promenant dans les ruelles du centre ancien de Montgeron ou parfois aussi au regard de certains patrimoines le long de l'avenue de la République, s'interroger sur les moyens d'agir pour réhabiliter des bâtiments en bien triste état extérieur et souvent intérieur.

Lorsque l'on s'enfonce un peu plus dans les ruelles, des situations de mises en location des surfaces habitables par un simple aperçu des locaux communs et cage d'escalier, ne laissent aucun doute sur l'état général de ces bâtiments et sur l'indigence des propriétaires vis à vis de leurs locataires.

Sur un dossier plus complexe mais néanmoins crucial à résoudre, le Moulin de Senlis en est aussi un bon exemple.

La municipalité en 2014 a voté à l'unanimité une délibération, tendant à l'obligation de ravalement extérieur des patrimoines privés, sans pour autant avoir déterminé un mode d'action contraignant pour que soient respectés les attendus de celle-ci.

Une nouvelle fois le plan de communication et l'aspect esthétique primaient sur la mise en place d'un véritable outil d'intervention publique que j'appelais de mes vœux lors de ce Conseil.

Un an après l'Etat et l'ARS s'engagent, sur des appels à projet pour lutter efficacement contre l'habitat indigne, aux rangs desquels nous avons aurions pu concourir, si nous en avions anticipé l'instruction.

Une nouvelle fois derrière les mots il faut maintenant y mettre des actes et je reste interrogatif, sur les objectifs qualitatifs des 620 000 euros de préemptions engagés par la Maire, par simples décisions, sans projet d'ensemble pour notre territoire.

Il est encore temps de ce mettre au travail pour préparer les prochains appels à projet !

Annoncées par le Premier ministre lors du Comité interministériel Grand Paris du 13 octobre 2014, les conventions pour une stratégie urbaine de lutte contre l’habitat indigne ont pour objectif de construire des partenariats autour d’un projet de traitement de l’habitat indigne à l’échelle urbaine.

Jean-François Carenco, préfet de la région d’Ile-de-France, préfet de Paris, accompagné de Jean-Pierre Robelet, DGA de l’Agence régionale de santé (ARS), et de Jean-Martin Delorme, directeur régional et interdépartemental de l’hébergement et du logement, (DRIHL), a présidé le 23 juillet 2015 la signature des conventions pour une stratégie urbaine de lutte contre l’habitat indigne entre l’Etat, l’ARS, et les collectivités locales lauréates de l’appel à projet.

Logement insalubre. ©Luc Legay

19 projets ont été retenus à la suite de l’appel à projets, sur les 33 présentés. Le partenariat porte sur des actions variées permettant de traiter globalement et durablement les secteurs concernés :

  • Mobilisation plus forte pour le repérage et la prise d’arrêtés qui permettront d’engager des actions sur les propriétaires,
  • Mise en place ou réorientation de dispositifs d’opérations programmées de l’Anah pour aider les propriétaires à réaliser des travaux,
  • Etudes permettant d’inscrire le traitement de l’habitat indigne dans une stratégie urbaine plus large,
  • Lancement d’opérations de démolition-reconstruction ou de restructuration des immeubles les plus touchés,
  • Coordination des acteurs pour l’accompagnement et le relogement des occupants, lorsque les propriétaires n’ont pas satisfait à leurs obligations.

4 territoires en exergue

Pour accompagner ces actions, l’Etat a débloqué une enveloppe exceptionnelle de 20 millions d’euros sur 5 ans, en complément des crédits de l’Anah et des autres partenaires. « Les projets présentés le 23 juillet 2015 rendent compte de la complexité et de la diversité des outils mobilisés », souligne la préfecture de région. Quatre territoires ont présenté l’avancement de leur démarche :

  • A Gennevilliers (Hauts-de-Seine) la stratégie d’acquisition foncière conduite par la ville sur l’îlot du Clos, combinée à des arrêtés d’insalubrité et de péril, permettra le traitement d’un îlot important et du quartier adjacent, avec la création de 190 logements ;
  • A Juvisy-sur-Orge (Essonne), des études urbaines seront conduites sur le centre-ville, dont la stratégie de traitement de l’habitat dégradé constitue une composante essentielle, en particulier sur le quartier Pasteur où 50 immeubles dégradés ont été identifiés ;
  • A Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) une approche par « briques » construite sur le quartier Vérollot avec l’aide de l’AFTRP permettra à terme d’accompagner le traitement de poches d’habitat dégradé par des actions en faveur des propriétaires pour l’amélioration de leur logement et par la construction d’une offre nouvelle de logements ;
  • A Nanterre (Hauts-de-Seine), inscrite depuis de nombreuses années dans le traitement de l’habitat dégradé dans son centre-ville, présentera un des îlots que l’appel à projets doit permettre de requalifier autour de la place de la Boule, en mobilisant l’expertise de la Soreqa.
Territoires retenus dans le cadre de l’appel à projets
  • Villiers-le-Bel (Le Village)
  • Argenteuil (Centre-ville et Porte Saint-Germain)
  • Stains (Stalingrad)
  • Pierrefitte-sur-Seine (Petit-Pierrefitte)
  • Bezons (Centre-ville)
  • Gennevilliers (Ilot du Clos)
  • Aubervilliers (Felix-Faure)
  • La Courneuve (Quatre-routes)
  • Nanterre (Place de la Boule)
  • Saint-Ouen (Debain)
  • Pantin – Le Pré Saint-Gervais (Sept Arpents)
  • Ivry-sur-Seine (Vérollot)
  • Alfortville (Nord confluent)
  • Vitry-sur-Seine (Blanqui)
  • Corbeil – Essonnes (Vieux Corbeil, vieil Essonnes)
  • Melun (Centre-ville)
  • Montereau – Fault – Yonne (Centre-ville)
  • Juvisy-sur-Orge (Pasteur)
  • Les Mureaux (Centre-ville)

Auteur

Jacques Paquier

Publié dans Habitat

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