"Quand l'armée cède sa place à l'agriculture en Essonne"

Publié le par MGRC

"Quand l'armée cède sa place à l'agriculture en Essonne"

Avec la Région Île de France : Manger bio en Essonne.

À compter de 2016 la base aérienne de Bretigny sera transformée en zone d'agriculture raisonnée.

Un circuit court production/livraison qui devrait servir de modèle pour la restauration municipale montgeronnaise et les collèges de notre ville. Un engagement que la commune et le département doivent prendre, pour soutenir l'implantation des agriculteurs bio essonniens.

[L'armée cède sa place à l'agriculture en Essonne

Une ancienne base aérienne militaire située entre Brétigny, le Plessis-Pâté et Leudeville va être reconvertie en espace agricole bio avec à terme une douzaine de maraîchers.
Faites l'agriculture, pas la guerre. C'est grossièrement résumé le projet de reconversion de la base militaire aérienne BA 217 en Essonne, aujourd'hui désaffectée et dont une partie va passer entre les mains de maraîchers bio. Ce terrain de 300 hectares, situé à cheval sur les communes de Brétigny-sur-Orge, le Plessis-Pâté et Leudeville, devrait voir ses premières récoltes en 2017.

"Le retrait des militaires, ce sont 2.000 emplois directs et indirects en moins, souligne Anne Brocard, responsable de l'agriculture au sein de la communauté d'agglomération du Val-d'Orge. Ce projet doit donc favoriser l'économie locale". En tout, une douzaine de maraîchers sont attendus sur les 75 hectares qui leur seront dévolus. Un appel à candidatures devrait d'ailleurs être lancé d'ici à la fin de l'année.

Favoriser les circuits courts
Outre le maraîchage, les terres serviront également à du petit élevage et à de l'arboriculture. "Des analyses de pollution chimique ont montré que les sols n'étaient pas impropres à la pratique agricole. L'un des objectifs de cette reconversion est de développer les circuits courts pour fournir en légumes frais à la fois les habitants mais aussi les services de restauration collective alentour. On voit qu'il existe une demande de la société de manger plus sain mais aussi plus frais en tenant compte d'où est produit ce que l'on achète."

Dans cette optique, un point de vente ainsi qu'un atelier de transformation pour la découpe, l'épluchage et le conditionnement des légumes pourraient être créés. "Nous avons également le souhait de sensibiliser le public au bio via par exemple une ferme pédagogique ou en ouvrant une partie des cultures aux visites scolaires. Il est envisagé par ailleurs la création de voies de circulation dédiées aux modes doux comme le vélo pour valoriser ce patrimoine agricole."]

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