Une Circonscription dépouillée de ses effectifs de Police

Publié le par MGRC

Montgeron‬, Vigneux, Crosnes, Yerres, une Circonscription dépouillée depuis 2009 de ses effectifs de Police. Un bilan catastrophique de l'action du député de la circonscription, Nicolas Dupont-Aignant et de ses amis, qui depuis 2014 alourdissent la pression fiscale pour un résultat négatif, en terme de protection des biens et des personnes.

Ainsi, après avoir constaté que le commissariat de Montgeron a vu ses effectifs fondre, pour celui de Yerres et perdre encore 11 agents cet été, j'ai saisi la maire lors du Conseil Municipal de juin dernier et proposer qu'une Motion soit votée, pour exiger les moyens nécessaires à la prévention et à la sécurité de nos concitoyens. Les réponses évasives apportées, d'une réorganisation départementale, étaient pour le moins optimistes.
La baisse déjà conséquente, sous l'air Sarkozy ne semble pas aujourd'hui être remise en cause et la réorganisation annoncée ont pour conséquence en plein été, que les forces de police nationale ne dispose même plus d'un équipage, pour intervenir sur les tentatives de cambriolage constatées par les riverains le weekend.
Cette situation est inacceptable et les élus de la Gauche Républicaine et Citoyenne comptent saisir le Préfet, sur la carence d'effectifs du commissariat de Montgeron et la dégradation enregistrée du service public de proximité, pour l'ensemble de nos concitoyens.

C'est une exigence républicaine.

En six ans, l’Essonne a perdu 15,8 % de ses policiers sur le terrain

Florian Loisy | 02 Août 2015, 19h08 | MAJ : 02 Août 2015, 19h08

Une Circonscription dépouillée de ses effectifs de Police

Le département du Premier ministre, Manuel Valls, mieux loti que les autres en nombre de policiers déployés sur le terrain ? En septembre 2015, 79 agents vont quitter le département à la faveur de leurs nouvelles affectations.

Une vingtaine d’arrivants vont compenser ces départs, en attendant les éventuelles sorties d’école d’octobre et novembre. Mais la tendance générale n’est pas à la hausse. Entre 2009 et 2015, l’Essonne a perdu 252 « hommes de terrain » (1 592 en 2009 contre 1 340 aujourd’hui), soit une baisse de 15,8 %. Ces effectifs comptabilisent les agents qui effectuent les patrouilles ou assurent l’accueil dans les commissariats.

Confirmés par les syndicats de police et par des hauts fonctionnaires de la police, ces chiffres ne tiennent pas compte du personnel administratif et des officiers de commandement, dont le nombre a peu évolué. Des données qui inquiètent les élus et les policiers eux-mêmes. « Il est toujours très difficile de savoir où en sont les effectifs », soupire Olivier Léonhardt, le maire (PS) de Sainte-Geneviève, dont le commissariat a perdu 29 policiers de terrain en 6 ans (122 contre 93 actuellement), soit 23,8 %, la baisse la plus significative de l’Essonne avec ceux d’Evry (-23,7 %) et de Juvisy-sur-Orge (-22 %).

« Il est clair que la grande couronne est ultra-défavorisée par rapport à Paris ou la petite couronne qui dispose d’un policier pour 300 habitants en moyenne. Nous souffrons d’un déficit chronique. On le sent sur le quotidien, il y a moins de patrouilles. Et le pire sur notre secteur, c’est pour les communes un peu plus loin du commissariat comme Villiers-sur-Orge ou Villemoisson », souligne l’élu de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Comme d’autres élus de l’Essonne, Olivier Léonhardt rapporte qu’en revanche, pour les événements ponctuels comme des installations illégales, il a pu compter sur la réactivité des policiers départementaux. « Il y a des effectifs volants qui viennent immédiatement », se félicite-t-il.

« Là aussi, le nombre d’agents a baissé et bientôt on ne pourra pas faire face à des violences urbaines qui se dérouleraient en même temps à deux endroits du département », estime Claude Carillo, du syndicat de police Alliance.

Dans les commissariats, la gêne est perceptible. « De plus en plus de collègues viennent nous demander des renseignements sur les reconversions, pour passer à autre chose », reprend Claude Carillo. Palaiseau (766 habitants par policier), Juvisy-sur-Orge (741) ou Evry (505)disposent d’un nombre d’agents très limité au regard du bassin de population. « Il y a urgence, reprend le syndicat de police Alliance. Il nous faut 300 policiers pour continuer de travailler. Depuis 2012 et l’entrée de Manuel Valls au gouvernement, on a perdu 135 policiers. Il n’a rien fait pour aider le département, il connaît pourtant les problèmes pour avoir été maire d’Evry. » Contactée, la direction de la police n’a pas souhaité commenter ces chiffres.

Un officier de police de l’Essonne : « Après, les gens se demandent pourquoi on n’intervient pas rapidement »

Il n’a pas le droit de témoigner officiellement. Mais il gère un des commissariats du département. « On est à flux tendus en terme d’effectif. On tire sur la corde avec les gens que nous avons. De plus en plus d’agents se blessent ou sont fatigués », analyse-t-il.

Un autre officier essonnien le rejoint sur ce point : « En plus, nous avons Vigipirate et des servitudes à gérer, donc moins de présence sur le terrain, énonce-t-il. Avant, les médecins venaient dans les commissariats pour examiner les gardés à vue. Faute de paiement en temps et en heure, ils ne se déplacent plus aujourd’hui. C’est donc à la police d’amener les mis en cause dans les hôpitaux, s’ils demandent à voir un médecin. Et si on interpelle cinq personnes et qu’ils demandent tous une visite, cela occupe une patrouille durant une demi-journée au moins. Après, les gens se demandent pourquoi on n’intervient pas rapidement. Eh bien parce qu’on est occupés avec ça et qu’on n’a pas assez d’effectif. »

Publié dans Sécurité, et Prévention

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article