SECURITE. BRAQUAGE DU SUPER U, derrière les plans de la communication municipale, bien peu de résultat !

Publié le par MGRC

SECURITE. BRAQUAGE DU SUPER U, derrière les plans de la communication municipale, bien peu de résultat !

Dimanche matin, à son ouverture le Super U du centre ville fut l'objet d'un braquage. Les élus Gauche Républicaine et Citoyenne souhaitent transmettre aux salariés de cet établissement tout leur soutien dans cette épreuve.

http://www.leparisien.fr/montgeron-91230/braquage-au-super-u-de-montgeron-la-caisse-etait-vide-14-02-2016-5544669.php

La sécurité des biens et des personnes est l'une des missions régaliennes de l'Etat auprès de tous nos concitoyens. Loin des poncifs préélectoraux qui ont servi pendant des mois à l'actuelle majorité municipale pour jouer sur les peurs avant l'élection municipale de 2014, force est de constater que depuis 2 ans les résultats tant promis ont débouché principalement sur des dépenses de communication.

Ce mandat a commencé sur des mesures coercitives contre une partie des jeunes de notre ville, avec un couvre-feu dont il ne fut jamais présenté de bilan officiel.

Puis ce fut les conventions de déport des images des caméras de vidéosurveillance des bailleurs sociaux vers le centre de police municipale qui devait devenir la plateforme de télésurveillance de notre ville mais...sans effectifs formés ad hoc.

Sur notre insistance en commission municipale, le conseil municipal fut enfin saisi d'une convention cadre avec la police nationale qui permettait de formaliser une ébauche de coopération fiable, mais surtout avec une répartition des rôles selon les compétences respectives des fonctionnaires de police nationale et des agents territoriaux.

Après les attentats de novembre, la maire a décidé de procéder à l'armement de la police municipale actant ainsi un choix personnel, sans vote du conseil,qui engage sa responsabilité en tant que détentrice du pouvoir de police et du pouvoir hiérarchique sur les agents. Arguer, dans les colonnes du Montgeron Mag, du fait que la police municipale ait peur dans l'exercice de ses missions de service public, pour justifier de son armement, ne nous semble pas compatible avec le sens profond que peuvent attendre nos concitoyens de l'utilisation de leurs impôts et d'une police municipale de proximité.

Entre l'armement de la Police municipale et le renforcement des effectifs du commissariat de police, notre choix reste à une police professionnelle de l'État, dotée de moyens et avec un encadrement adapté et suffisant.

Résultat une vidéo surveillance avec des milliers d'euros dépensés pour un déploiement toujours décalé, et une police municipale aujourd'hui armée en sous-effectifs et en besoin supplémentaire de formation et d'encadrement du fait de son armement.

Lors du conseil municipal du 9 septembre dernier nous avions déposé une motion visant à accompagner la démarche de renforcement des effectifs de police nationale et à définir le cadre partagé des missions de police sur Montgeron. Cette motion retirée pour être retravaillée dans un souci de cohésion de l'ensemble des élus n'a depuis toujours pas été reprise en compte par la municipalité.

Lors du conseil municipal du 10 décembre 2015 sur le débat d'orientation budgétaire et le tableau des effectifs nous avons aussi attiré l'attention sur la distorsion enregistrée entre les discours et les actes, notamment en ce qui concerne le nombre de postes pourvus au sein de la police municipale et sur l'absence de clarté sur les missions aujourd'hui supportées par des agents mis à toutes les contraintes. Ainsi la police municipale aujourd'hui représente 3% des effectifs globaux de la collectivité et sur les 35 postes ouverts à ce jour seulement 13 sont pourvus (37,1%) dont à terme 6 devront rester derrière les écrans de surveillance de la vidéo-surveillance.

Il devient urgent que la question de l'articulation, des moyens, des ressources et des compétences soit posée sur la table des débats citoyens et que des réponses concrètes et non démagogiques soient apportées aux Montgeronnais.

Ci-dessous vous trouverez la motion déposée par le groupe gauche républicaine et citoyenne en septembre 2015, suite aux courriers reçus en Aout et en Novembre du cabinet du ministre de l'intérieur suite à notre saisine.

SECURITE. BRAQUAGE DU SUPER U, derrière les plans de la communication municipale, bien peu de résultat !
SECURITE. BRAQUAGE DU SUPER U, derrière les plans de la communication municipale, bien peu de résultat !

EFFECTIF DU COMMISSARIAT DE MONTGERON : LE MINISTRE MANDATE LE DIRECTEUR GENERAL DE LA POLICE pour répondre à notre INTERPELLATION !

Publié le 9 septembre 2015 par MGRC

Suite notre l'interpellation cet été du Ministre de l'Intérieur sur les départs non compensés des effectifs sur le commissariat de Montgeron, trouvez ci-joint la réponse reçue ce jour de la part de son Chef de Cabinet. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé du résultat de la saisine du Directeur Général de la police nationale et des actes concrets qui doivent intervenir pour assurer les missions régaliennes de l'Etat sur notre circonscription de police.

Le groupe des élus de la gauche républicaine et citoyenne déposera en commission un projet de délibération sur ce sujet pour le prochain conseil municipal du 17 septembre. (À voir ci-dessous)

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"~~Projet de délibération N°41-CM17092015

CONSEIL MUNICIPAL DU 17 SEPTEMBRE 2015 

Commission Ressources 

Commission Services aux Montgeronnais

Rapporteur : M. JOSEPH

NOTE DE PRESENTATION OBJET : MOTION DEPOSEE PAR LE GROUPE MONTGERON GAUCHE REPUBLICAINE ET CITOYENNE – DEMANDE DE RENFORCEMENT DES MOYENS HUMAINS ET MATERIELS AFFECTES AU COMMISSARIAT DE POLICE NATIONALE DE MONTGERON.

Le droit à la « sureté » a été reconnu par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 Aout 1789. Depuis la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), relative à la division du territoire et à l’administration de la France, des commissaires de police sont nommés dans les villes de plus de cinq mille (5 000) habitants. La loi du 6 avril 1884 a réparti les pouvoirs de police entre le maire et le préfet selon la population des communes. C’est par une loi du 23 avril 1941 que la présence d’une police d’Etat a été instituée dans toutes les communes de plus de dix mille habitants et maintenue à la libération. Avec la création par la loi du 9 juillet 1966 de la direction générale de la police nationale, la sécurité est définitivement reconnue comme un droit fondamental et l’une des conditions de l’exercice des libertés individuelles et collectives que l’Etat à désormais le devoir et l’obligation d’assurer.

Selon le rapport public de la cour des comptes sur l’organisation et la gestion des forces de sécurité publique, publié en juillet 2011, les forces de police et de gendarmerie ont bénéficié dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation (LOPSI) du 29 août 2002, d’un renforcement de leurs crédits et de leurs effectifs pour accomplir leurs missions sur la période de 2003 à 2007. Suite à l’engagement de la révision générale des politiques publiques (RGPP) engagée en 2007 en raison de l’objectif de stabilisation des dépenses de l’Etat, les services de la police nationale chargés de la sécurité publique et les unités de la gendarmerie départementale ont connu un mouvement de réduction de leurs moyens qui au terme de l’année 2011 a effacé les créations d’emplois résultant de la loi LOPSI, engendré un forte baisse des recrutements et mises en formation initiale du nombre d’adjoints de sécurité et l’effectif de policiers (fonctionnaires et ADS) dont le nombre total a diminué de -5.3% sur la période 2003-2010.

Si l’on se rapporte aux délais initiaux de recrutement puis de formation après concours par catégorie d’emploi (deux ans pour un commissaire, dix huit mois pour un officier de police, douze mois pour un gradé ou gardien et, douze semaines pour un adjoint de sécurité), nous ne pouvons que constater la carence en terme de capacité de remplacement des postes dont notre commissariat subit de plein fouet les impacts et les Montgeronnais et Crosnois les conséquences en terme de sécurité publique.

Malgré les efforts enregistrés en terme de recrutement au sein de la police nationale déclinés dans la loi de finances 2015, nous ne pouvons que constater la dégradation du service public de sécurité sur la ville de Montgeron qui a vu partir cet été onze agents de la force publique non compensés à ce jour.

Le Conseil Municipal de Montgeron, réuni en séance plénière :

- demande au ministre de l’Intérieur de doter le commissariat de Montgeron des effectifs et moyens de fonctionnement nécessaire à garantir la sécurité des biens et des personnes sur notre ville ;

- exige que les missions régaliennes de l’Etat soit assurer sur son territoire conformément à l’égalité de traitement de tous les citoyens pour garantir leur droit à la sécurité et à la tranquillité publique ;

- confirme son engagement auprès des services de l’Etat pour alléger les taches administratives, de surveillance du territoire de sécurité routière de premier niveau dans le cadre d’une convention d’objectifs et de moyens entre la Police Nationale et la Police Municipale dans le respect des rôles et compétences respectifs ;

- réaffirme son attachement à une police nationale garante de l’indépendance des procédures et des libertés individuelles, notamment en terme d’intervention et de sécurité publique ;

- refuse toute implication de ses services dans un quelconque projet d’extension des missions actuellement réalisées par la police municipale qui nécessiterait un armement de catégorie B et C et, correspondrait à un transfert de charge sur les missions d’interventions relevant des compétences régaliennes de la police nationale."

Publié dans Sécurité

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